Panorama sur un cerveau

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mardi, février 9 2010

Logiciels Libres, Liberté et Djihad informatique

Ce n'est plus un secret pour personne : GNU/Linux a élu domicile sur mon ordinateur, boutant Windows au rang de "petite partiton pour jouer aux jeux vidéo qui ne tournent pas sous Linux". Et de fait j'utilise effectivement Ubuntu quasiment 100% du temps. Je voudrais cependant réagir à un mouvement qui se fait de plus en plus important en ce moment dans la communauté du Libre.

Mise en situation : Linus Torvalds, initiateur du projet Linux (noyau du système d'exploitation GNU/Linux basé sur UNIX), fait un commentaire positif sur Androïd, la plateforme d'applications mobiles pour les téléphones basés sur le même système. Et, ça et là, tout plein de gens adeptes du Logiciel Libre de hurler à la mort que Androïd n'est pas totalement libre, seulement partiellement libre.

Moi qui suis un défenseur du Libre par principe, je commence à en avoir assez de ces remarques qui ne contribuent qu'à faire passer les membres de cette communauté pour des réfractaires à tout, hautains et certains qu'ils détiennent forcément la Vérité Suprême. En se cachant derrière cette communauté ("oui mais nous on est tous unis, tous solidaires"), le message ressemble de plus en plus à un combat anti-non-libre. Personnellement, je perçois plus ce "combat" dans le sens où il faut montrer aux gens qu'ils ont le choix. En matière de logiciels, la majorité du monde informatisé répond à la simple question "Tu as quoi comme ordinateur ?" : "Moi, j'ai Windows". C'est ce genre de choses qui me déplaît.

Il ne s'agit pas de dire "Linux c'est mieux que tout parce que c'est libre !". Les gens ne savent même pas ce que ça veut dire. Et quand ils ne sont pas développeurs, ils s'en fichent (dans le cas où ils ont compris ce que "libre" signifiait dans le cas des logiciels). D'ailleurs, l'argument "c'est mieux parce que Windows c'est nul" est récurrent, et pas constructif pour un sou.

Maintenant, je trouve bon nombre de gens hypocrites aussi quand ils rétorquent aux Linuxiens que "Linux est trop compliqué, ça nécessite de changer trop mes habitudes". Ceux-là sont sans doute les premiers à avoir un Mac chez eux. Je ne vois pas en quoi il serait plus difficile de s'adapter à Linux qu'à MacOS. Surtout que MacOS est basé sur... Linux. Eh oui. Il est bien caché, mais il est là.

Alors, marre de ces deux groupes de personnes. On peut penser que GNU/Linux est le meilleur choix (c'est mon cas), ou que Windows est mieux qu'autre chose. Cependant, je ne tolère pas qu'on puisse tenir ces affirmations sans avoir réellement comparé l'un à l'autre plus de 10 minutes. Et d'autre part, on peut penser que le Libre est un meilleur choix (c'est mon cas), mais je ne tolère pas qu'on affirme cela sans argumenter un peu plus qu'en rabâchant que la seule raison pour laquelle "c'est mieux", c'est parce que... "c'est Libre".

mercredi, janvier 6 2010

Annonce : série d'articles sur la programmation

Heu bon voilà alors, très rapidement, je vous informe que je vais entamer une série d'articles sur le thème de la programmation, avec pour trame de fond la réalisation d'un petit projet que j'avais envie de réaliser depuis longtemps : un moteur (simple) de jeu pour des jeux d'aventure en Point & Click (Runaway, Monkey Island, la série des Broken Sword (Baphomet en France), etc.

C'est donc un petit avertissement : ces articles risquent d'être un peu chiants pour mes lecteurs habituels (ah, tu t'es reconnu on dirait, lecteur habituel n°3) parce qu'ils vont parler de technique. Bien évidemment, on ne sait jamais, vous pourriez avoir envie de lire ce que je raconte de technique, aussi je vous promets d'essayer d'être clair. Par contre, le code source, désolé mais je ne pourrai pas y faire grand chose : il sera... ben ça sera du code source quoi.

Et puis, on ne sait jamais : tout le monde aime ça les jeux d'aventure, non ?

Non ?

mardi, janvier 5 2010

Amies amis

Depuis le temps que Mély me le réclame, cet article, je pense qu'il est plus que temps que je m'y mette. Il y a quelques mois, je me demandais quoi écrire comme article sur ce blog, et Mély me conseillait de faire un billet de présentation de mes amis. En même temps, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Même si cet espace est mon espace personnel, il me semble que vous tous, vous devriez un peu le partager, cet espace personnel. C'est aujourd'hui un peu votre article à vous. Bien sûr, il va sans doute évoluer un peu dans le futur parce que, tel que je me connais, je vais oublier quelqu'un. M'enfin, je vais essayer d'éviter ça :) .

Une petite note également concernant le fait que je vais éviter d'étaler votre vie ici. Avec les événements récents sur Facebook, je préfère éviter d'appâter les journaleux en quête de nouveauté. C'est aussi pourquoi je ne placerai pas de photo ici.

Le problème de ce genre d'articles, c'est que je ne sais jamais pas qui commencer. J'ai toujours peur que ça dénote une préférence d'importance envers l'un ou l'autre. Du coup, je pense que je vais essayer de mélanger. Mais pour commencer, il me semble évident de parler en premier lieu de celle qui m'a commandé inspiré cet article.

Mélanie, ou Mély pour les intimes, c'est ma Protectrice. Elle me protège. De tout. Les méchants, le mauvais sort, tout ça. Il suffit qu'elle soit là. Il s'agit d'un petit délire à nous qui date de nos premières parties de jeu de rôle, au moment où je m'en prenais plein la gueule, et c'est elle qui se mettait entre moi et les adversaires. Je lui dois énormément. C'est beaucoup grâce à elle que je suis qui je suis, même si nous nous sommes connus plutôt tardivement. Je crois me souvenir de la première fois que nous nous sommes rencontrés. C'est son sourire qui m'a marqué. Le club des Folles à l'époque, c'était la source de pas mal de fous rires. Mais l'important, c'est que je sais qu'elle est toujours là, comme elle sait que je suis toujours là pour elle. A noter que sa voix est magnifique quand elle chante, c'est juste hypnotisant.

Seb est le plus ancien ami de Mély. Ils se connaissent depuis tout petits, et comme j'ai connu Seb en Seconde, il était normal qu'un jour ou l'autre je fasse la connaissance de Mély. Seb, c'est surtout des délires du lycée, à l'époque où nous étions sur le même site. En fait, dans mes souvenirs on ne s'est pas beaucoup parlé avant qu'on fasse du JDR ensemble. C'est là que tout a commencé, pour ainsi dire. Seb m'a toujours beaucoup impressionné. Il joue de la batterie, et le voir en jouer devant moi alors que je n'avais jamais eu l'occasion de voir un batteur d'aussi près, c'était énorme. Mais plus généralement, c'est un musicien ; et j'ai toujours admiré les musiciens. C'est vraiment dommage, on se voit beaucoup moins à cause des études. J'espère qu'on aura l'occasion de se voir plus pendant l'été.

Je peux donc enchaîner sur Ophel. J'ai fait sa connaissance à peu près en même temps que Seb, parce qu'étant tous les deux ensemble depuis la Seconde, ils se sont joints à notre petit groupe de jeu de rôle ensemble. Ophel, c'est un autre membre du club des Folles. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu'elle aime rigoler. Chanter aussi. La musique est peut être bien quelque chose dont elle n'aurait pu se passer dans la vie, quand je vois le plaisir qu'elle a à fredonner quelques chansons lors d'un Shabadabada.

Des amis (masculins) très proches, j'en ai un paquet. Quasiment tous ceux dont je parlerai dans ce article en font partie. C'est le cas d'Alex. Le timide et grand Alex, c'est un peu moi-même avec 30cm de plus. C'est un romantique comme je l'étais et comme j'espère toujours l'être. Nous nous connaissons depuis la Seconde (lui aussi), et nous avons effectué notre scolarité lycéenne en même temps, à ceci près qu'il a redoublé sa terminale et pas moi. Des fois, je me dis que j'aurais dû en faire autant, car le voilà plus matheux que moi, maintenant. Enfin, c'est Alex, l'irremplaçable.

Passons donc à Mathieu. Mathieu c'est un peu le geek qui est au courant de son état, et il en est fier. C'est génial d'ailleurs, parce qu'à côté, c'est toujours moi qu'on penserait être plus geek, vu mes études et les siennes. Et pourtant, ce cher Mat' vit un peu devant le PC, à ce que je crois, quand il n'est pas en cours. On dirait mon petit frère, mais étiré comme un chewing gum (plus grand et plus fin), mais le mental est présent : en gros, je m'en prends plein la gueule dès que je l'ouvre. Mais ce cher Mat' est loin d'être aussi idiot que moi, et il a vite pigé que j'adorais ça. Ou comment être un punching-ball verbal vivant. Merci Mat' :)

Et pour finir (bon ok, j'ai préféré finir en beauté) : FX. Alors lui, allons-y franchement : c'est mon meilleur ami. Lui aussi connu en Seconde, il m'a aidé à sortir de chez moi en me faisant découvrir le jeu de rôle. FX est une sorte d'alter ego, mais plus branché fantasy que moi. A mon sens, il aurait fait un excellent informaticien, mais le destin l'a mené à vivre avec les nombres, les comptes et les bilans. Je lui dois énormément, tellement que j'aurais du mal à me souvenir de tout. Même dans les moments difficiles, il a été là pour moi (comme tout le monde dont j'ai parlé d'ailleurs), et j'essaie depuis de lui rendre la pareille. Des moments durs, il y en a pas mal. On s'est soutenus l'un l'autre pendant les peines de cœurs, on s'est raconté nos pensées, on a créé des choses. On est un peu complémentaires.

A vous tous, je veux vous dire que je vous aime, que même si les chemins qu'on a tous pris ont pour effet qu'on ne se voit que quelques fois par an au mieux, je pense à vous très fort. C'est bien la moindre des choses, je crois, que de vous rendre un modeste hommage ici-même.

A très vite !

  • Merci à FX pour les fôtes.

jeudi, octobre 8 2009

Vous l'avez vu ? Qui ? Mon cul (second degré) !

Ma chère et tendre m'a fait remarquer récemment un certain nombre de choses. Le premier, c'est que ce blog est un peu sous-alimenté depuis quelques mois. Bon, là, je ne peux dire le contraire : c'est archi vrai, et d'ailleurs ce billet est un début de tentative d'inversion de tendance. Le deuxième, c'est que je ne lui ai donné à manger, la plupart du temps, que des articles traitant d'informatique, d'injustice et de libertés. Je ne suis pas un William Wallace des temps modernes (ça se saurait - quoique ?), mais elle a raison aussi sur ce point. Certes, ce blog est écrit par un semi-geek, il ne faut pas l'oublier. Ce qui a justement amené la troisième et dernière remarque de ma chère et tendre : c'est pas franchement très gai, tout ça.

Bon alors là, nous sommes tous d'accord avec moi : je ne suis pas le comique blogueur de l'année. Alors je me suis dit : "allez va ! Essayons de passer pour quelqu'un d'un peu spirituel, pour voir si je peux tromper mon monde, comme les éléphants" (hey, I made a joke !).

Vous aurez remarqué que sur 3 propositions de ma chérie, on en avait à peu près 99.9% de vraies (les 0.1% restants sont dû à la légendaire mauvaise foi masculine, mais je ne vais certainement pas m'émasculer aujourd'hui : ce serait dommage car j'aime ma voix telle qu'elle est). Quasiment tout juste donc, et je m'étonne donc toujours qu'on rabaisse encore les femmes à coups de "les hommes devant la TV, les femmes à la cuisine", tout ce genre de blagues grasses qui sont marrantes sur le moment parce que rarement proférées dans un autre but que faire rire d'un second degré.

OR, et c'est là mon gros problème : je déteste le second degré. Je le comprends à l'envers 75% du temps. Vous allez me dire : "t'es boulet ou quoi ?". Ben peut-être... Alors tel Attila le Hun qui avait décrété que quiconque tenterait une blague devant lui serait puni de mort, car ce bon vieux Attila était incapable de les comprendre, je pourrais également répondre par la violence à toute tentative de blague sournoise à mon égard et qui ferait l'usage de ce second degré. Pas très pratique pour se faire des amis évidemment - alors quelles solutions me reste-t-il ?

Soit :

  • m'amuser de cette excellente blague et passer pour un crétin qui n'a pas relevé l'attaque ;
  • m'offusquer et monter immédiatement sur mes grands chevaux, réaction excessive pour une boutade, entraînant l'impression d'un manque profond de sens de l'humour.

J'ai un peu usé des deux... Mais pas de solution précise pour contrer ces points. Pourtant, je suis rigolo ! Si, si ! C'est ma chérie qui me l'a dit. Bon, c'était au moment où elle entamait ce qu'elle appelle son "quart d'heure". En français, elle rigole pour des raisons que seul le subconscient Freudien pourrait expliquer (ou pas), et donc pas d'étonnement à ce que je me retrouve moi-même "rigolo" dans ces moments-là. Soit dit en passant, j'aime mieux être rigolo que triste à pleurer. D'ailleurs, ces quarts d'heure de folie sont assez communicatives, bien que je n'aie pas encore expérimenté le fou-rire en même temps qu'elle, mais c'est vraiment marrant. Ce que j'en retiens c'est que je suis marrant.

Si.

Et vous, vous vous trouvez marrants ? On va voir ça. Gros concours (haha) : vous êtes cordialement obligés de répondre à ce billet en écrivant un commentaire et en racontant une blague. Et pas une blague pourrie, une vraie. C'est votre condition de personne rigolotte qui est en jeu, car si vous n'écrivez pas une blague, alors vous serez considérés à jamais et pour l'éternité pléonasmique, comme quelqu'un de "pas rigolo". Ayez donc la rigolo attitude.

mercredi, septembre 16 2009

Sensations

À des heures comme celles que nous vivons, je me dis qu'il est temps de profiter du peu de libertés qu'il nous reste. Je m'imagine, à mes rares moments perdus, le monde qui se dessine autour de moi. Je n'ai pas la sensation de construire ce monde dans lequel je vis. J'ai la sensation que l'on régresse.

À des heures comme celles qui nous vivons, où un ministre se permet des mots d'humour douteux et que le monde s'en fiche, je ne m'étonne plus que les guerres éclatent partout. Pourtant, aussi paradoxal que ça puisse paraitre, j'avoue personnellement que cet épisode déplorable, je m'en cogne pas mal.

J'ai ce sentiment de déjà-vu. Dans les années 30, un certain dictateur en devenir outre-Rhin tenait des propos atroces. Le contrôle de tout s'instaurait peu à peu, comme aujourd'hui. Internet ne sera bientôt plus cet espace emblématique de la liberté que je m'imaginais il y a presque 10 ans. Certains parlent encore de revenir à des uniformes à l'école : sans que j'approuve particulièrement le string qui dépasse ou le baggy en bas des fesses, parce que ce n'est juste pas de mon goût, je dis que faire tout un plat de ces âneries c'est du temps perdu, et qu'il faudrait voir un peu à laisser respirer le monde.

On se permet de parler de choses que l'on ne connaît pas. On tente de gérer des problèmes qui ne nous concernent pas.

Si ça se trouve, toutes ces petites choses conduiront peut-être un jour à une révolution comme celle de 1968. Ils ne viendront pas crier.

Plein de sensations désagréables, et aussi celle de se sentir plus qu'impuissant, comme livré à un bataillon qui se prépare à vous fusiller. Je ne vois pas, mais j'entends le commandant ordonner la mise en joue. Combien de temps faudra-t-il entre le moment où il criera "Feu !" et le moment où les balles perceront ma peau ? Image de la liberté qu'on assassine.

Je ne me suis jamais autant senti concerné par la sauvegarde de ma liberté. Est-ce mon statut d'internaute qui m'y force plus ou moins ? L'optimisme n'est plus de rigueur. Que reste-t-il ? L'évasion, peut-être. Finalement, les pirates du XVIème siècle n'avaient pas que du romanesque.

mardi, mai 12 2009

HA-Done-PI

MOUAHAHAHAHAHAHAAAAAA !! HIHIHIHIHIIIHOOOHOHO ! Houlàlà, arrêtez j'en peux plus de rire. Jaune.

mardi, mai 5 2009

HADOPI ou comment intéresser les internautes français aux débats à l'Assemblée Nationale

La séance vient d'être levée à l'instant. Il est 1h33, fin de cette première journée de deuxième lecture du projet de loi HADOPI mené par notre Ministre de la Culture, Mme Christine Albanel. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est gravissime. La France entière est internaute, et je me rends compte qu'à l'instar de la majorité des députés de l'Assemblée Nationale, mes concitoyens ne se rendent pas compte de ce qui est en train de se passer, et ils ne s'en rendront probablement pas compte avant un moment.

HADOPI est un projet de loi ayant pour but de sauvegarder les droits d'auteurs et de favoriser la création en contrant le piratage. Louable, comme but. Malheureusement, le texte ne définit nulle part comment les auteurs seront favorisés puisqu'il ne prévoit pas la distribution supplémentaire de gains à ces derniers. Est-il besoin de le préciser : ce sont les artistes qui créent les œuvres. Pire ! Le texte prévoit la surveillance de toutes les communications électroniques, ce qui inclut les emails privés et la messagerie instantanée comme MSN (entre autres).

Si quelqu'un se fait attraper, il recevra d'abord un email d'avertissement, puis un pli recommandé en cas de récidive, puis il verra sa ligne internet coupée par le FAI, mais l'internaute fautif continuera de payer sa ligne coupée. Bien sûr, tout cela suppose qu'HADOPI peut prouver que l'internaute est bien fautif, ce qui est loin d'être toujours le cas, car la loi se base sur l'adresse IP que Mme Albanel qualifie de "carte d'identité de l'ordinateur" ! N'importe quel informaticien compétent vous affirmera que l'IP ne peut en aucun cas être rapprochée de l'ordinateur. Il suffit de savoir que même les imprimantes ont des IP, de nos jours.

Ce qui est rageant, c'est que non contente de nous faire part de son incompétence notoire en la matière ("Open Office contient un pare-feu", "télécharger de gros fichiers depuis un Wifi public est difficile"... les albanelleries sont légion.), la ministre se contente de refuser en bloc tous les amendements proposés par l'opposition sans donner d'explication parce que tout cela a été discuté en première lecture. En gros, la deuxième lecture ne sert à rien, la première aurait suffi amplement. Oui, mais la loi n'est pas passée. Dommage. Et la majorité, blessée dans son ego par cet échec, de dire par la voix de son président Mr Copé : ce n'est "désormais plus la teneur de ce texte qui (était) en cause" mais "le problème politique créé par son rejet surprise". En clair, on se fiche du texte et des problèmes qu'il comporte : il faut qu'il passe pour faire chier l'opposition. Et moi, dans tout ça ? Je suis citoyen ? J'ai pas voté pour que les politiques se livrent à ces gamineries sur mon dos.

Preuve s'il en est de l'intérêt porté par les internautes à ces débats, la réelle fréquentation de la retransmission en direct des débats sur le site de l'Assemblée Nationale. Mais ça, la majorité semble s'en ficher royalement.

Je vis dans une France qui va tuer ma liberté pour le compte des majors anciennes et dépassées, incapables de trouver un fonctionnement utilisant internet pour leur compte. Au contraire, elles attaquent les internautes, à l'ère où les œuvres se dématérialisent complètement (CD, DVD en voie de mort). 1984, c'est demain.

Et youpi !

lundi, avril 6 2009

Comme une envie pressante d'écrire

Pour la première fois depuis un moment, j'ai pas de boulot à faire immédiatement tout seul. Bon, en fait j'ai évidemment du boulot, mais pour dans 2 semaines et là, j'ai tout sauf envie de travailler pour dans une date aussi éloignée que dans 2 semaines. On dit merci au Lundi de Pâques.

Tiens, Pâques. Marrant ça, déjà 1 an depuis Pâques de l'an dernier ? Eh ben. Comme ça passe vite. 'S'en est passé des choses depuis Pâques, moi j'vous l'dis, cré vingt dieux. Du stress, de l'amour, du ski, du soleil, un enculage propre et sans bavure de notre gouvernement adoré, franchement avec tout ça, on aura bien mérité notre ration annuelle de chocolat gras. Nan c'est vrai, vous trouvez pas vous aussi que le chocolat de Pâques il est bon qu'une fois sur 2 ?

Ça m'avait fait marrer tiens à propos de chocolat, j'étais au Leclerc (ou au Cora, je sais plus) et je suis tombé sur quelques cartons posés en pile au milieu de l'allée centrale : des Père Noël en chocolat. En soldes. Chuis con, j'aurais dû en prendre.

Maintenant, je voudrais bien faire un énôôôrme coucou à Mély, qui n'a pas reçu de nouvelles de moi depuis... Oulàlà. Trop longtemps. Je suis pas fier ma Protectrice, vraiment pas. Mais c'est promis, c'est programmé : demain je t'appelle. Du coup, je vais te laisser la primeur des nouvelles au téléphone, car rassure-toi (heu...), tu n'es pas la seule à être dans l'ignorance à mon sujet, ce qui ne m'excuse pas pour autant. Pas bien.

lundi, mars 16 2009

Tu te crois dans un pays libre ?

Il paraît que nous avons encore la liberté de penser. C'est Florent Pagny qui l'a dit. Alors j'en profite tant qu'il n'existe pas de loi pour m'empêcher d'écrire ce que je pense du pays dans lequel je vis. Et je n'en pense guère du bien, autant le dire tout net.

En bon informaticien que je suis, je suis également internaute comme un sacré gros paquet de français. Si j'ai apprécié Internet dès ses débuts, c'est grâce à la liberté qu'on y éprouve. Certes, la liberté peut être illégale, je veux parler de ce que nos gouvernement-eurs (admirez le jeu de mots) appellent le "piratage". Richard Stallman l'avait dit : les pirates c'est sur la mer. Et perso, je ne sais pas conduire un bateau, alors peut-on me considérer comme un pirate ?

De quoi sommes-nous coupables ? On nous accuse de voler des œuvres par le biais du P2P, et qu'ainsi 50% de l'industrie musicale est effondrée, ainsi que le cinéma qui est gravement touché (Christine Albanel, ministre de la Culture). Or donc, j'aimerais bien qu'on m'explique un peu pourquoi le cinéma français ne s'est jamais aussi bien porté. Plus de 188 millions d'entrées, soit 10 millions de plus que l'année passée, et on voudrait nous faire croire que le piratage a causé une baisse quelque part ?

Bref, depuis quelques jours, dans un secret tout relatif (et dans l'urgence néanmoins), le gouvernement s'apprête à faire passer la loi Hadopi qui consistera en une riposte graduée. En clair, quiconque sera surpris en train de télécharger illégalement recevra un mail d'avertissement, puis si récidive un recommandé postal, puis enfin une coupure nette de l'accès internet (mais évidemment, on continue de payer).

Soyons sérieux. La France est en train de flinguer les jeunes, car c'est bien les jeunes que visent cette loi. Après les lois anti-alcool, après les lois anti-tabac (personnellement, j'aime pas les cigarettes, mais les gens qui aiment se tuer à petit feu ça les regarde, c'est leur liberté, jeunes ou pas), dorénavant c'est la liberté d'internet qui finira par être mise au placard au nom des grandes majors qui veulent nous faire croire qu'elles n'ont plus de fric. Et de se mettre les artistes dans la poche en leur faisant croire que les pirates volent les artistes, alors que les artistes sont volés par les producteurs...

Je suis un jeune. Je suis étudiant, et j'ai la chance d'avoir des moyens. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Aujourd'hui, je sens que je vais me retrouver dans un étau. Payer une place de cinéma 9€ à Paris, c'est dur. Acheter un DVD 20€, c'est carrément un investissement à long terme. De plus les DVD sortent 6 mois après la sortie cinéma, pourquoi faire ? Et de toute façon, qu'est-ce que ça va changer que ça diminue à 4 mois ?

Moi, j'ai juste l'impression que la loi qui va passer prochainement, est une loi qui me décrit comme un pirate. Non, que 90% des internautes français sont décrits comme tels. Et pour contrer ça, la France veut instaurer le système Big Brother en nous surveillant, en nous fliquant les ordinateurs en tout impunité ? Je ne suis pas d'accord, mon PC est à moi, son contenu aussi. Comptez sur Microsoft pour être l'allié du gouvernement pour nous poser un spyware dans Windows un de ces jours sans que vous le sachiez, vous ne vous étonnerez pas ; moi, je reste sur mon Linux et ça ne risque pas de changer.

En tout cas, il est évident que les grosses boites à fric de notre monde à la con estiment bien plus facile d'attaquer par procès de masse et de voler les gens et les artistes, plutôt que d'essayer de s'adapter à un média qu'ils auraient dû voir comme un allié plutôt qu'un ennemi : Internet. Dommage. Pour ma part, mon choix est fait, et je pense comme beaucoup que le téléchargement illégal a encore de beaux jours devant lui, ne serait-ce que par effet "Fuck the system". En espérant d'ailleurs que cette loi débile ne tue pas définitivement les artistes, car il n'y aurait de toute façon plus grand chose à faire alors, car monter les artistes contre le public, c'est pas vraiment la bonne idée du siècle.

À bon entendeur...

jeudi, février 26 2009

Inama Nushif (Brian Tyler)

Extrait de la minisérie Les Enfants de Dune

Version Fremen (chantée) :

Inama nushif
Al ­asir hiy ayish

Lia-anni
Zaratha zarati
Hatt al-hudad
Al-maahn al-baiid
Ay-yah idare
Adamm malum

Hatt al-hudad
Al-maahn al-baiid
Ay-yah idare
Adamm malum

Inama nishuf al a sadarr
Eann zaratha zarati

Kali bakka a tishuf ahatt
Al hudad alman dali

Inama nishuf al a sadarr
Eann zaratha zarati
Kali bakka a tishuf ahatt
Al hudad alman dali alia

Inama nushif
Al ­asir hiy ayish

Lia-anni
Zaratha zarati

Traduction (de moi) :

Elle est éternelle
Rien ne peut la toucher

Étrange et sans âge
Perpétuellement elle est
À travers la tempête
Qu'elle soit déluge ou de sable
Une voix singulière
Parle à travers le torrent

À travers la tempête
Qu'elle soit déluge ou de sable
Une voix singulière
Parle à travers le torrent

À jamais sa voix chante
À travers le temps qui passe éternellement

Le sacrifice est son présent
Celui que nul ne peut égaler

À jamais sa voix chante
À travers le temps qui passe éternellement
Le sacrifice est son présent
Dont un jour Alia sera à la hauteur

Elle est éternelle
Rien ne peut la toucher

Étrange et sans âge
Perpétuellement elle est

http://www.briantyler.com/cd/children_of_dune.html

jeudi, février 12 2009

Roar

Magnifique ! Vous pouvez pas savoir à quel point je suis heureux. Je vous rassure tout de suite, c'est ironique. Je suis furax.

Récapitulons : jeudi dernier, tôt le matin, j'ai eu de bonheur de percuter un chevreuil dans le brouillard du Territoire de Belfort en revenant de chez ma copine. Ça fait tout drôle, surtout que cet abruti de bestiau s'est jeté sous mes roues, encore que je n'ai pas pu le ramener car il a détalé, le salopard. Le temps de me rendre compte que mon pare-chocs semble avoir un peu morflé, je règle cette histoire dès le lendemain avec mon assurance. Soit. J'ai rendez-vous ce matin pour le compte-rendu d'expertise.

Mais ce n'est pas terminé. Hier, après une course, j'ai cherché à me garer sur le parking gratuit proche de chez moi. Ne trouvant pas de place marquée, je me suis placé au bout de la file, comme j'ai vu des tas d'autres voitures le faire ; jusque là j'avais du bol, j'avais toujours trouvé une place. Encore que franchement, vu l'état du marquage au sol, on est en droit de se demander quel emplacement est marqué et lequel ne l'est pas. Toujours est-il que je me suis arrangé pour ne déranger aucune allée et venue. Qu'à cela ne tienne, le ou la pervenche qui devait passer par là ne l'a pas entendu de cette oreille, et me voici de retour à ma voiture 3 heures plus tard, trouvant un joli papillon noir et blanc sur mon pare-brise. Quand je pense que ce parking, bien que gratuit, accueille tous les jours des voitures qui se garent exactement comme je l'ai fait, je crois bien être le premier à me prendre un PV pour ça.

L'argument "les autres le font, pourquoi pas moi ?" ne tient évidemment pas la route, et je ne remets pas en cause le PV. Je suis en tort, OK. Mais quand même, 35€ pour ça, c'est gonflé. Même sur un parking gratuit, on arrive à se faire enfler. Je n'avais pas besoin de ça. Quelque chose me dit que mon compte ne va pas être heureux à la fin du mois - et moi non plus.

jeudi, janvier 22 2009

Bilans

Il est 15h00 pile en ce jeudi, j'ai 3 finaux demain et je n'ai encore rien fichu pour aucun d'entre eux. Je commence sérieusement à flipper, il serait temps que j'éteigne internet une bonne fois pour toute et que je m'y mette sérieusement si je ne veux pas flinguer mes chances d'avoir toutes mes Unités de Valeurs. Le fait est pourtant que je ne peux me résoudre à laisser en premier article de ce blog pourtant si sérieux, un article décalé me mettant en scène dans une pseudo-transe amoureuse avec une guitare. C'est pas sérieux, c'est pas pro :D .

En même temps, ce n'est pas comme si mon blog était lu par mes futurs employeurs, parents, beaux-parents ou autre entité familiale ou professionnelle à l'affût de chaque vérité personnelle me concernant. En fait, le module de statistiques que j'ai installé (je vous surveille) me confirme que c'est principalement mon article sur le guitariste Mattrach qui m'amène le plus de visiteurs. Cela m'étonnerait fort qu'ils prennent aussi le temps de lire chacun de mes articles : cela ne les intéresse pas, ils sont là pour la musique et ils ont raison.

Concrètement, ce blog est peut-être le plus actif que je connaisse dans mon proche entourage. On dirait que je suis le seul à ne pas avoir abandonné l'idée de raconter des âneries sur Internet. En même temps, je comprends la psychose dans laquelle le monde surfant sur Internet vit en ce moment : quand on voit qu'un type se retrouve sur le devant de la scène à cause d'un journaleux n'ayant pas hésité à piocher tous les renseignements laissés par lui sur la Toile, on se dit qu'effectivement, on n'est en sécurité nulle part. Nos comptes en banque risquent eux aussi leurs chiffres devant les arnaqueurs, ce n'est pas faute de prévenir pourtant...

Bref, la crise s'installe partout. Sur mon blog ? Non. Moi, ça roule. Pas de langue de bois, je raconte ce que je veux, la preuve je ponds même des articles érotico-je sais pas quoi, ça plaît, ça plaît pas, j'en sais rien car ceux qui n'aiment pas n'ont pas laissé de commentaire, ah les méchants. Pourtant j'en suis pas mal des blogs, et de plein de sortes d'ailleurs. Les blogs BD en premier, évidemment, parce que j'aime le dessin et que ça me fait passer un peu de temps, et que l'humour ça soigne le Cancer. Je ne sais pas si une étude americano-hispano-thaï existe pour le prouver, mais j'en suis intimement convaincu. Heu... en fait non, je ne lis que des blogs BD. Dans le genre sérieux, c'est râpé. Boah, au moins j'me marre bien.

Sinon c'est bientôt l'heure des bilans. On est presque à la fin du semestre, j'ai appris plein de choses, j'ai gagné plein de choses aussi. J'ai souffert un peu, pas autant que d'autres, mais j'ai acquis la certitude qu'on se relève de tout. J'ai trouvé de la motivation tiens. J'ai de plus en plus envie de programmer à nouveau. M'adonner joyeusement à ma passion. Cela ne saurait tarder. Finissons les finaux avant. Et le JDR aussi. J'ai envie de travailler à nouveau là-dessus. Raconter des choses.

J'ai une petite amie aussi. Ça fait pile 4 mois hier. C'est dingue, comme truc. D'ailleurs, on s'en étonne tout le temps un peu chacun, avant de finalement de rendre à l'évidence que tout ne pouvait être qu'une évidence. C'est cool. Non, c'est juste génial. Enfin on profite.

Et puis pour l'instant c'est tout. Je vais aller réviser tiens. Ça me fera pas de mal (j'ai peur...).

samedi, janvier 10 2009

Live and make love

Depuis le temps que je te connais, je n'ai de cesse de t'admirer. Mes sens sont aux abois quand je te regarde, attendant fébrilement ton clin d'oeil complice signifiant "Viens... Prends-moi..." ; et moi, simple homme ivre de désir, après avoir tenté de résister aux pulsions animales qui m'étreignent le coeur, je passerai ma main sur ta peau blanche de neige, d'abord frissonnante. Comme je te sens envieuse de moi comme je le suis de toi, je te regarderai mieux encore, déchiffrant chaque frémis et chaque sensation ; comme j'aime cela ! Le désir augmente dans ma peau, je le sens vibrer tout comme je te sens vibrer sous mes doigts. Et finalement je t'attraperai tendrement et te mènerai à moi lentement, sans te quitter des yeux, comme une perle roule doucement à son but, inexorable. Nous nous attendons quelques instants, et mes premières caresses peut-être maladroites, te crispent, et tu dois te préparer à ces instants de bonheur, si proches, si proches... Je brûle en tournant délicatement, de peur de te faire du mal ; mais finalement les caresses que je te prodigue se font plus adroites, plus belles. Je sens que le plaisir monte en toi ; il s'incruste, s'échappe et m'enivre de plus en plus : tes quelques soupirs sont déjà une musique. Mes doigts se font plus insistants maintenant : je veux te sentir heureuse, passer en revue chacune de tes émotions. Enfin, tu es prête. Rappelle-toi, je ne l'ai pas été si vite auparavant, car je te connais mieux à présent. J'ai envie de t'étreindre encore ; je veux te faire pleurer avant de te faire rire ; je veux te faire chanter avant de te faire crier. Cette fois, je te sens prête. Un dernier regard avant de lancer la machine qui nous conduira à l'extase, et, complices, nous nous mettons en place. Il est temps maintenant. Glissant mes doigts avec une mouvement que toi seule au monde as jamais apprécié, je t'entends vrombir. Nous sommes en marche pour l'extase et nous ne nous quitterons que quand la partition de notre plaisir sera la traduction de mes sentiments que toi seule sais retranscrire ; tellement bien...

Volontairement érotique, ce texte raconte les sentiments fusionnels entre ma guitare et moi. C'est l'amour fou. Je veux remercier encore une fois tous mes amis qui m'ont introduit à elle, car sans elle, je ne suis qu'un pauvre homme.

lundi, décembre 29 2008

1h35 : l'heure impaire

Désolé pour ce titre minable. Vous vous rendez pas compte à quel point c'est chiant de trouver des titres à mes articles, encore plus quand je pars en totale impro, comme là, tout de suite. Mais quel plaisir, je dis bien "plaisir" de profiter d'internet tout en restant sagement au lit. Vive les PC portables, vive le Wifi. Oh, tant pis pour les ondes qui me brisent le cerveau, après tout nous sommes des drogués du téléphone, on a tous besoin de notre dose de radiations quotidienne, et je n'échappe pas à la règle. Quoi ! C'est dangereux ? Oui, je crois aussi. En même temps, qu'est-ce qui ne l'est pas ? Manger est sûrement mortel, vu le nombre de messages qui défilent en dessous des publicités pour la bouffe, et n'arrête pas pour autant de manger parce qu'il paraît que c'est vital. Bah on n'a qu'à dire qu'internet, le téléphone portable, tout ça, c'est vital. Et youpi !

Heu... Je ne sais pas très bien ce que je raconte. En effet c'est de la totale impro. Marrant. C'est assez particulier, et certainement très nombriliste, mais j'apprécie de plus en plus de me relire quand j'écris des articles. Ecrire me revient peu à peu comme une joie indicible, de même que lire des livres jusqu'à pas d'heure. Je vous jure, il ne me manque plus que la motivation, et le quart des mes articles, je les ferais sous forme de dessins. Mais j'ai besoin qu'on me prie, qu'on me dise "ooooh oui s'il te plaîîît dessine des histoires, raconte moi un mouton... ou l'inverse". Pourquoi pas ? Si j'avais le temps.

Hélas, celui-ci me manque horriblement, comme la pratique. Remarquez, j'ai joué au Pictionnary à Noël, et tous mes dessins ont permis de marquer des points, sauf un qui était de la catégorie "difficile", et le mot l'était carrément. Tiens c'est marrant le Pictionnary ! Faudra y penser pour Nouvel An.

Fin abrupte.

vendredi, décembre 26 2008

eXperience 112

eXperience112Eh bien voilà. J'ai enfin terminé cet excellent jeu qu'est eXpérience 112 et je ne sais pourquoi, mais je me sens légèrement triste à l'idée de me séparer finalement de cette chère petite Léa, protagoniste de l'aventure dans laquelle je l'ai dirigée totalement comme on dirige un chaton avec un laser. Le fait est que ce jeu est un de ceux qui m'a apporté le plus de plaisir de jeu depuis un bon moment maintenant. Le dernier en date était Call of Duty 4, que précédait le génialissime Fahrenheit.

Le principe rapidement décrit pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, le voici : vous ne dirigez pas Léa, la protagoniste, comme vous le désirez. Vous contrôlez les caméras de surveillance, les lampes et les portes de son environnement, et vous en servez pour lui indiquer la direction où elle doit aller. Aussi simple que ça, mais il fallait y penser. Évidemment, une intrigue se crée rapidement autour de Léa : qui est-elle ? Sur quel projet militaire travaillait-elle ? Et moi, joueur, QUI suis-je, caché derrière mes moniteurs ? Car si je vois Léa, il va de soi qu'elle ne me voit pas. Et pourtant, cette sensation de ne pas la connaître fait place à un désir insensé de la protéger, et de l'aider dans son objectif...

Car Léa est seule, et on la sent effectivement seule. Bien peu d'êtres vivants l'entourent, et cette impression glauque se fait rapidement sentir car l'état du tanker où se déroule une bonne partie du jeu ne laisse que peu de doutes sur ce qu'il s'est passé, à part que ni elle ni le joueur ne peut répondre à ces questions : quand ? comment ? pourquoi ? Et on avance dans le jeu à la recherche de ces réponses... En somme, l'objectif premier du jeu vidéo qui possède une réelle histoire.

Pourquoi j'ai aimé ce jeu ? Il est un mélange idéal entre originalité, scénario, personnages charismatiques, et surtout, des énigmes tordues comme je les aime. Du décryptage (simple), des petits casse-têtes, de la recherche d'information sur l'intranet de la base scientifique : on se prend au jeu et on devient un petit hacker dont seule l'habileté permettra l'avancée de l'histoire. Et cette histoire, je dois dire qu'elle est bien alambiquée, ce qui n'est pas pour déplaire. Certes, il y a pas mal de lecture, et la nouvelle génération de joueurs assistés qui n'aime pas lire ou apprécier une histoire refusera évidemment de s'en préoccuper, et donc de tirer de ce jeu toute sa substantifique moelle. Toutefois, si l'on s'immerge totalement de l'histoire, bon nombre de questions supplémentaires s'ajoutent, et les réponses, hélas tombent au compte-goutte. Et pour ce qui est du détail de cette histoire, elle amène même par son simple contenu, de nouvelles choses jamais vues dans un jeu vidéo, du moins à ma connaissance.

Sans annoncer la fin, je préfère dire celle-ci m'a d'abord déçu. Beaucoup. Trop brusque. Mais... quelques recherches sur le Net m'ont mis la puce à l'oreille et je me suis pris à relancer ma dernière sauvegarde pour revisionner cette vidéo de fin qui m'avait tant laissé sur ma faim. Et là, bang : quelques éléments laissent subodorer la suite, ou au moins l'avalanche d'informations dans un autre support. L'auteur parle d'une bande-dessinée... lorsqu'elle sortira, elle aura sa place réservée dans ma bibliothèque, c'est garanti.

A suivre donc. Décidément, la France a toujours cette fameuse French Touch du jeu vidéo, et je m'en réjouis. Ce genre de plaisirs fait du bien, avant que le jeu vidéo PC ne sombre inexorablement.

En attendant, je vous conseille très vivement eXpérience 112, si tant est que l'aventure, la vraie, ne vous rebute pas ; que lire et résoudre des énigmes, papier et crayon à l'appui ne sont pas dérangeants ; que l'action pure et dure n'est pas pour vous ce qui fait l'essence d'un bon jeu, ni même ses graphismes. Si cela peut vous rassurer, eXpérience 112 a remporté un certain nombre de prix, si ça ce n'est pas un gage de qualité. Mais je le répète : il ne plaira pas à tout le monde. D'ailleurs, je vous en parle, mais hé ! je sais très bien que la majorité d'entre vous ne s'intéresse pas du tout à ce genre de jeu. Hélas. Sauf peut-être FX qui est l'un des joueurs les plus "touche-à-tout" que je connaisse dans mon entourage très proche. Après moi, évidemment car personne ne m'arrive à la cheville pour ce qui est d'essayer des nouveautés.

samedi, novembre 1 2008

Something must happen

J'ai la tête pleine de mots, en ce moments. Que m'arrive-t-il ? Je les sens se bousculer dans mon cerveau, je sais que tout tournoie à toute vitesse là-dedans, comme des F1 sur un circuit ; sans but, sans raison. Je suis heureux. Je suis amoureux et je me sais aimé. Je sais que les êtres qui me sont chers le sont aussi, et je sais que ceux qui ne le sont pas encore, le seront tôt ou tard comme moi.

Mais au final, je m'interroge toujours autant. Bon sang, mais qu'est-ce-que je veux, à la fin ? Je me sens comme un gamin qui vient de se faire confisquer son jouet favori. L'impatience, sans doute. Le manque aussi de toucher encore sa main et l'enlacer, de la savoir simplement près, si près de moi... alors qu'elle est aujourd'hui si loin ! Ce genre de souffrance, je ne l'ai pas enduré souvent ; la dernière fois remonte à 3 ans. D'ailleurs, beaucoup de choses me reviennent, 3 années en arrière, mais je chasse ces pensées-là : j'ai eu mal. Mais je pardonne enfin, parce qu'enfin je sais.

Des mots, des mots... Cela ne s'arrête pas, mais rien n'a de sens dans mon cerveau, tout s'entrechoque sans qu'une phrase naisse dans mes doigts. Something must happen, c'est sûr. J'ai envie de crier que je ne comprends pas, de le dire au monde, de le chanter, mais rien ne vient.

Bah ! Ça finira par arriver, et ce jour-là peut-être que je serai vraiment libre.

mercredi, octobre 15 2008

Blogualisation

A la vue de ce post dans leur flux RSS, j'en connais qui vont sauter au plafond. A priori, pour beaucoup d'entre vous, je suis décédé depuis plus d'un mois, pour d'autres depuis plus longtemps encore, la date de mon dernier billet sur ce blog remontant à une date que j'ai oubliée depuis. Il me semble bien que je n'ai pas donné signe de vie des vacances, ou très peu. Et pourtant, comme disait l'autre : 's'en est passé des choses. A ce propos, je ne résiste pas à l'envie de vous offrir ces quelques vers, certes fort malheureux mais ô combien amusants dans leur contexte, tout droit sortis de l'esprit torturé du bélier Romuald, personnage de la série "Le Génie des Alpages, album Les Intondables, par F'Murrr :

Ballade Hystérique (seconde version)

Je me suis fait sauter l'caisson Faut voir
Mes petits pieds en éventail morose
La cervelle en étoile sur le trottoir Et Pan Et Pan!
Jolie méduse rose Et Pan! Et Pan!
S'en est passé des choses
Dans la pauvre coquille, éparpillées
Main'tnant, mes joies, mes peines, doucement
Glissent mes rêves sur le pavé mouillé
Et Pan Et Pan!

Mais forcément, 'pas facile avec des sabots...

Foin de ces peccadilles, retour au sujet qui nous préoccupe : moi. Enfin j'ai la possibilité de vous envoyer cette petite carte postale de mes doigts. N'ayant pas internet à disposition chez moi (hélas - mais cela devrait arriver prochainement), je squatte actuellement le wifi du voisin d'un de mes amis de ma promo, en attendant que nous commencions notre réunion de projet d'IA41, comprenez "Intelligence Artificielle". Mais je m'égare, ce sujet vous broute, je le sais bien.

Où suis-je ? A Belfort. C'est mon nouveau lieu de résidence, d'études. L'UTBM est ma nouvelle école, je suis parti pour être ingénieur dans 3 ans. Si, si. Même moi je n'y aurais jamais cru il y a 6 mois. Le fait est que je me retrouve à marcher à nouveau dans les pas de mon grand-frère, quoiqu'il n'ait pas fait d'informatique mais de la conception mécanique. Mais même ! Qui aurait cru que je pourrais avoir une chance de devenir ingénieur en informatique, excusez moi du peu, mais je n'arrive pas bien à réaliser... C'est tout de même un truc immense dans ma tête, et cela me motive.

Et il y en a des choses qui sont vraies aujourd'hui et que je n'aurais jamais pensé vivre il y a peu. Tenez, le WEI par exemple. WEI pour Week End d'Intégration, c'était un week-end organisé par l'intégration des étudiants de l'UTBM. L'Integ' c'est 20 jours de folie. Alcool, jeux et n'importe quoi sont de rigueur (même si je suis resté plutôt sage sur ce point). Mais ce que je n'aurais jamais pu croire, c'est qui je rencontrerais pendant ce WEI. Au milieu d'une vallée entourée par les monts des Alpes, au bord d'un lac entre Gerardmer et La Bresse, c'est d'une courageuse jeune fille que j'ai eu la chance de croiser la route. Je ne peux pas vous donner les détails qui me permettent de mentionner ce courage (les limites de la bienséance si chère à ce blog voleraient en éclat), mais derrière cela, c'est sa simplicité qui m'a marqué, dans le sens où elle ne s'habille pas comme la plupart des filles qu'on croise dans les écoles, qu'elle s'entend bien avec les mecs, haha oui les mâââles, bref, une fille presque garçon manqué, mais pas trop. Mais il faut bien dire que lorsqu'elle s'est mise par trois ou quatre fois en l'espace de 3 heures, à terminer mes phrases, des questions commençaient à germer dans ma caboche. Un slow concluant la soirée du samedi soir n'était que le début de ce qu'il me semble être une jolie histoire.

A me relire, j'ai un discours pas forcément agréable pour les célibataires. Je comprendrais très bien puisque j'en étais un récemment. Pour imiter Coluche : je ne suis pas un nouveau casé, je suis un ancien célibataire (citation modifiée qui perd drôlement de son penchant comique : je ne peux pas tout avoir). Mais pour ceux-là, je vous conseille vivement de danser dans les soirées d'intégration. Merci à Clémence de m'avoir amené à la danse folk : sans avoir trop de rapport avec ce qu'on danse dans les soirées, ça aide à accepter le supposé regard jugeur du monde qui nous entoure pendant qu'on se trémousse frénétiquement.

En attendant le Net, veuillez agréer, lecteur, lectrice (le meilleur en dernier), l'expression.

jeudi, août 21 2008

Boyasse

Si je ne faisais pas attention, j'en serais quitte pour faire de ce blog un mensuel. Heureusement, je veille au grain, et je nourris mes lecteurs inexistants de mes tribulations incroyables, qui les intéressent. C'est génial de s'inventer un monde virtuel dans lequel je suis l'unique star. Le rêve, c'est beau.

Et en plus, je me donne l'impression de faire des choses pour les autres, alors qu'en ce moment je suis assez impotent, et de toute façon, je n'ai strictement pas envie de voir grand monde, ni de faire des trucs. Quoique ça va un peu mieux là, mais au paroxysme de ce breakdown, j'avais vraiment envie de couper les ponts avec tout le monde. Je me rappelle que nous sommes déjà arrivés dans la seconde moitié de l'année 2008, et pourtant il me semble que Nouvel An date seulement de 3 mois en arrière, quelle misère...

Nouvel An 2008, Happy New Year comme on dit. J'avais émis le souhait que cette année soit celle du renouveau, de la mort de mon habituelle malchance, de mon éternel célibat, de la réussite quoi. Au lieu de ça, voici presque 2 semaines qu'une superbe cicatrice orne mon flanc droit. Lors de mon premier jour de travail (07 aout), une douleur au ventre pas encore trop forte se fait sentir. Le soir, je me retrouve aux urgences, la douleur s'étant multipliée par 3. C'est le ventre en feu que j'ai été pris en charge par les urgentistes : prise de sang, perfusion de calmants, radio, tentative infructueuse d'analyse d'urine (je suis parti aux urgences juste avant d'aller au lit)... Et une opération 2 jours après, sachant que le lendemain des urgences, je n'ai rien avalé pour cause d'échographie et d'opération probable le jour même. Je rassure ceux qui n'étaient pas au courant : tout va bien, la plaie est belle et la douleur s'estompe.

Sauf que le 14 aout, c'était le concert de Metallica... sous le nez :'(. Ah vraiment, quelle année ! Vivement Belfort.

mercredi, août 6 2008

Coup de gueule nucléaire

Fallout logoOn l'attendait depuis 9 ans. Fallout 3 a été annoncé il y a déjà 2 ou 3 ans, et les fans des deux premiers opus, déçus par deux annulations successives, voyaient leur espoir renaître de manière fulgurante quand ils ont appris que le studio qui aurait le privilège de reprendre ce monument du RPG sur PC serait Bethesda.

Seulement voilà, depuis les premières previews, les fans déchantent. Moi aussi.

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vendredi, août 1 2008

Pourquoi je préfère le PC aux consoles ?

MegadriveCe billet est tout entier dédié à nico qui m'a posé la question en commentaire. Rendons-lui grâce, et répondons tout de suite à cette Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste (mais surtout le Reste).

Ça va être intéressant parce qu'un peu biographique. Comme chacun le sait, je suis un sacré égocentrique et j'aime parler de moi, vous n'allez par conséquent pas être déçus.

Remontons quelques années en arrière. Je n'habitais même pas à l'endroit où j'habite actuellement, j'ignorais même qu'on puisse programmer des jeux vidéo, et pourtant cette question m'avait souvent traversé l'esprit. En ce temps là, je devais être âgé de 5 ans environ. Je m'en rappelle parce qu'à cette époque, passait encore à la TV la mythique publicité de Sega pour le jeu Olympic Gold sur Sega Megadrive.

À cette époque, il me semble bien que "Sega, c'est plus fort que moi". Pourtant, si je connaissais bien les ordinateurs grâce au Macintosh de mon père, j'étais convaincu que les seuls jeux existants sur cette plateforme n'étaient que des jeux de machine à sous ou de solitaire (ainsi qu'un jeu auquel j'espère rejouer un jour : Airborne!)

Un jour, impossible de me rappeler quand, mon père nous a ramené à la maison un IBM PC. Je n'avais pas abandonné pour autant ma vieille Megadrive, ainsi que le Game Gear. À cette époque ou déjà une console portable offrait un écran plus gros et en vrai couleur que le bon vieux Game Boy de Nintendo, j'avais du mal à comprendre le succès de ce dernier, et je suis donc passé à côté de mythes tels que Mario, Rygar, Castlevania, Final Fantasy et tant d'autres, remplacés par d'autres héros bien plus colorés : ce bon vieux Sonic, le prince Ali de La Légende de Thor, Earthworm Jim, Donald Duck dans le tout aussi mythique Quackshot, et d'autres encore. Sonic

Indy3L'IBM PC donc, qui m'offrit un premier aperçu de ce à quoi on pouvait jouer sur un ordinateur, avec une souris. Les jeux d'aventure, et Indiana Jones, un de mes héros de films préférés. Je jouais aussi à Lemmings, quand il voulait bien se lancer, car à l'époque, Windows, on ne connaissait pas. On tournait sous DOS avec une interface étrange.

Gus va à Cyberville Avançons dans le temps, voulez-vous ? Nous sommes en 1995, Windows 95 vient de sortir (ce sera sans doute l'une des versions que j'aurai utilisé le plus longtemps), mon père a acheté un PC flambant neuf. Un Pentium MMX 133Mhz, 64Mo SDRAM, disque dur 2Go. Autant dire une vraie bombe. Du haut de mes 7-8 ans, je jouais à des jeux éducatifs fournis avec le PC, notamment l'un d'eux qui m'a fort marqué : Gus va à Cyberville, dont vous voyez une capture (oui, le chien c'était Gus). D'autres jeux d'aventure, dont certains les plus mythiques : Monkey Island, Sam & Max Hit the Road (un des jeux qui m'a vraiment fait faire pipi dans mon slip à force de rire, et j'ai pas honte de le dire !), et d'autres choses comme Outlaws, mon premier FPS, qui se déroulait dans un environnement western, très "Le Bon, la Brute et le Truand". On pouvait shooter des poules, qui explosaient dans un ultime "coooot !", ce qui amusait beaucoup ma mère. Je l'ai toujours et je l'ai re-terminé il n'y a pas longtemps.

Vous remarquez déjà que la Megadrive est passée au second rang. Sur ma liste, bien que je n'aie acquis La Légende de Thor (pour Megadrive) qu'un peu plus tard. Toutefois, je commençais fort bien à entrevoir le type de jeux qui ne pouvaient pas voir le jour sur console. Les jeux d'aventure en Point & Click en faisaient partie.

Je passe une petite parenthèse pour Dune. Dune, premier jeu vidéo du nom, m'a été offert par mon parrain, Patrice qui nous a quittés trop tôt... Je lui dois une grande partie de cet amour des jeux video, il m'a transmis peu de vive voix, mais ce peu a germé et m'a offert des heures de bonheur qui me permettent de garder sa mémoire. Pour ça, et plein d'autres moments... Dune, une sorte de RTS/Gestion, un truc génial, assez dur, mais magnifique. Un jour, j'ai acheté une boîte qui regroupait Dune 1 et Dune 2, le célèbrissime Dune 2, premier RTS en temps réel. Cette boîte doit valoir un certain prix aujourd'hui... Dune 2, mon premier RTS justement, connu à peu près en même temps que Alerte Rouge, un excellent RTS qui m'a appris le concept de paradoxe temporel avant Retour vers le Futur, et d'uchronie. Un autre jeu dans ma mémoire est Wetlands, qui est le premier jeu qui m'a vraiment choqué par la présence de sang dans ses cinématiques toutes en dessin animé. Avec le recul, il n'y a rien du tout (la coéquipière du héros a pourtant une poitrine assez impressionnante), mais ce jeu n'a pas pris une ride, jugez plutôt.

A partir de là, ce n'est plus qu'une longue succession de différents genres. La découverte du jeu de simulation économique avec Pizza Tycoon, grâce auquel j'ai nourri un moment l'ambition de devenir un magnat de la pizza. La possibilité de devenir virtuellement quelqu'un d'important, que ce soit par le travail, le gain ou simplement l'acte héroïque (j'ai dû sauver le monde un paquet de fois, mine de rien...) était ce qui m'attirait le plus dans le jeu. Le space opera, avec Rebel Assault, la tactique avec Jagged Alliance (dont je suis fan aujourd'hui) et plein d'autres trucs, comme ma période Tamagotchi avec Catz et Dogz.

Plus tard, j'ai découvert comment on crée un jeu vidéo. J'en ai eu l'aperçu grâce à un vieux RPG sur lequel je suis resté plutôt actif, Dink Smallwood. Si vous cherchez "Julian Dink" sur Google, vous tomberez sur Dink Traduction, dont la vocation était de créer des traductions des Mods disponibles pour Dink Smallwood. Aujourd'hui, le site est mort, mais le webmaster du site travaille sur un port Linux...

Il m'est également impossible de ne pas m'arrêter sur l'un des plus beau monuments vidéoludiques français : Little Big Adventure, dont vous pouvez admirer les captures en cliquant ici. Évidemment ces captures sont en anglais, mais le jeu est bien en français et est l'œuvre d'un français, Maître Frédérick Raynal, auteur également de Alone in the Dark, premier du nom. Ça vous dit quelque chose, je crois ?

Je vais m'arrêter là pour conclure : vous comprenez pourquoi je préfère le PC aux consoles : il se trouve que j'ai été happé par le PC au moment exact où il était sur le point d'apporter les plus grandes perles du jeu vidéo de l'époque. Et comme des perles il en sort à peu près tous les ans (sauf quelques mauvaises années), je ne suis pas ou peu revenu vers les consoles... Je n'ai pas connu le formidable engouement de la Playstation 1, ni même celui de la Dreamcast (hélas), ni même celui de la Nintendo 64. En revanche, la sortie du Game Boy Color, très tardive derrière le Game Gear pourtant, a été le signe d'un petit retour. Pokémon a été un truc qui ne m'a pas lâché un bon moment. Depuis, la PS2 est la seule console qui m'ait vraiment intéressé, mais uniquement pour les gros titres inexistants ailleurs, comme la série Metal Gear Solid.

Merci de m'avoir suivi dans les méandres de ma mémoire vidéoludique. J'espère que vous comprenez mieux mes ressentiments à l'égard de ces saloperies de consoles new-gen. Quoique, la Wii c'est fun à plusieurs il faut l'admettre.

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